Le journal "La Presse" a publié aujourd'hui un article sur le malaise des immigrés français. Chaque année, environ 3000 Français s'installent au Québec. C'est leur destination préférée en dehors de l'Europe. Le problème, c'est que plusieurs s'en font une image romantique et partent sur un coup de tête. Ils croient qu'ils n'auront pas à s'adapter puisqu'ils trouveront un bout de France en Amérique alors qu'ils émigrent dans une Amérique qui parle français. Nuance. Le voici ...
----------
"On est vraiment des étrangers ici"
On n'a pas entendu beaucoup de Français à la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables. S'il y a une communauté que l'on croyait bien intégrée au Québec, c'est bien celle-là. Pourtant, certains d'entre eux subissent tout un choc culturel quand ils débarquent dans la Belle Province.
Rodolphe et Christina Claret ont adopté le Québec en mai 2005. Ils ont vendu leur resto et leur maison à Nice et sont partis avec leurs deux enfants pour ce qu'ils croyaient être le pays de toutes les chances. En février, ils retourneront en France. Amers, déçus et avec le désagréable sentiment d'avoir été bernés. En presque trois ans, le couple a vécu de petits boulots, cumulé les échecs professionnels, encaissé un peu trop souvent à son goût les remarques sur les «maudits Français».Pour eux, le choc culturel a été dur. «Le froid, c'est peut-être ce à quoi on s'est le mieux adapté, dit M. Claret. On est vraiment des étrangers, ici. On nous avait pourtant laissé entendre qu'on était les bienvenus.» Avant de s'embarquer dans cette aventure, le couple avait assisté, en 2003, à deux réunions d'information de la délégation du Québec en France. «Ils nous ont bien vendu leur salade. C'était un beau «package», ils nous montraient des graphiques, des photos, raconte M. Claret. On avait envie d'y croire.»
Yann Hairaud connaît trop bien le refrain. «Dans le discours des gens, cela revient de manière systématique». «Le Québec établit des cibles d'immigration et a beaucoup de difficulté à atteindre ses objectifs», souligne M. Hairaud. Or, à l'heure où l'usage du français recule dans la province, le gouvernement a tout avantage à attirer nos «cousins» en grand nombre. «Tout ça fait que, en France, on a plutôt tendance à forcer le trait sur les côtés positifs du Québec», constate-t-il. Comme le couple Claret, plusieurs Français disent avoir été trompés par la délégation, qui leur aurait promis une vie facile dans une contrée idyllique pour mieux les attirer au pays de la «sloche» et des urgences bondées. «C'étaient des officiels, alors on leur a fait confiance. Ils nous encourageaient à partir en nous disant que tout irait bien», raconte Françoise Manauté, qui a vécu quatre ans au Québec et qui a flambé toutes ses économies dans l'aventure.
«Le premier choc pour les Français qui arrivent au Québec, c'est de se rendre compte que les Québécois ne sont pas des Français. Il y a toute une différence de culture, un côté nord-américain auquel ils ne s'attendaient pas», explique Maguelone Boé, psychothérapeute qui vient en aide à ses compatriotes en détresse. Mais le malaise ne s'arrête pas là, selon Olivier Perez, directeur général de l'Union française à Montréal. «Il y a un certain nombre de choses qui agacent la communauté française. Le terme «maudit Français», pour nous, ça commence à devenir un terme raciste.» Mme Manauté, qui a quitté le Québec en 2004, a durement vécu sa condition de minorité audible. «Je finissais par ne plus vouloir parler en public pour ne pas me faire repérer!» Pour la plupart des Français, le vrai problème reste la non-reconnaissance de leurs diplômes au Québec. «Le gouvernement sélectionne ses immigrants qualifiés sur leurs diplômes, mais les ordres professionnels leur interdisent le droit d'exercice et le gouvernement s'en lave les mains. J'ai vécu dans 10 pays, j'ai été ingénieur partout sauf au Québec», dénonce M. Takvorian, joint par téléphone.«La plupart des gens sont déçus de la situation, confirme M. Hairaud. Ils ne comprennent pas pourquoi c'est si compliqué alors qu'on les a sélectionnés justement sur la base de leurs diplômes et de leur expérience.» Mme Manauté, 60 ans, en rage encore: «Vous nous traitez comme si nous sortions de l'école!»En juillet, le premier ministre Jean Charest a promis de régler le problème pour fêter le 400e anniversaire de la fondation de Québec, l'an prochain. «Si on règle effectivement ce problème, le flux migratoire français va être beaucoup plus dense», prédit M. Lubrina. D'ici là, ajoute-t-il, le Québec restera plutôt une porte de sortie pour les immigrés déçus. «Dans mon entourage, au moins la moitié sont partis», soutient M. Claret. Comme beaucoup d'autres, il affirme que «70% des Français retournent dans leur pays». Mais personne ne peut fournir une étude pour appuyer ce taux d'échec astronomique. Mais si le Québec reste sourd aux doléances de la communauté française, il risque d'en payer le prix, soutient M. Lubrina. «La réputation du Québec commence à être altérée par les propos que tiennent les immigrés frustrés qui rentrent au pays. Cela va devenir contre-productif pour le Québec.» Déjà, ces griefs ont trouvé écho en août dans un article du Wall Street Journal en ligne, intitulé Les échecs de l'immigration française au Québec: aller simple vers les problèmes? «Ici, en France, quand je parle du Québec, soit on me dit qu'on y est allé en vacances, soit on connaît plein de monde qui en est revenu dans la misère et la rage. Ce n'était pas comme ça il y a 15 ans, affirme M. Takvorian. Le Québec n'est pas le pays de cocagne qu'on leur a vendu.»Pour Rodolphe Claret, le rêve a pris fin depuis longtemps. Et le réveil a un goût bien amer. «J'ai perdu trois ans de ma vie.»
- - - - - - - - -
Voilà, ce n'est pas cet article qui va améliorer notre image. Je suis d'accord sur certains points mais d'autres me laissent perplexe. On critique Immigration-Québec de vendre la Province. Peut être, mais dans ce cas-là il aurait été préférable de venir icitte avant pour juger par soit même. Ce n'est pas en participant à 2 séances sans avoir jamais posé les pieds au Québec que l'on peut se faire une idée. C'est pour çà que j'en n'ai participé à aucune. Trop de français débarquent en terres conquises sous prétexte que nous parlons la même langue. La réalité est toute autre car nous sommes différents sur beaucoup de choses. J'en ai encore fait l'expérience aujourd'hui à la job. Concernant les "maudits français", il faut savoir y faire abstraction. Il y a un contexte historique et nous avons une sale image, mais pas qu'au Québec. J'y ai eu droit à quelques reprises, mais je préfère me faire traiter ainsi plutôt que de "sale français" comme à Marseille. Oui, nous sommes des étrangers et nous le resterons. Même si je me sens intégré, notamment avec les "purs laines" de la job, il y a toujours ce petit quelque chose qui fait que je ne me sens réellement chez moi icitte. En revanche, il est vrai que la reconnaissance des diplômes pose problème. Lors des démarches pour avoir le visa, nos diplômes ont une partie importante dans la grille de calcule. Mais une fois sur place, ils ne valent pratiquement rien, d'où l'accumulation de petits jobs. Certains négligent aussi l'importance de l'anglais. A Montréal, nous venons de passer sous le cap des 50% des personnes parlant français comme première langue. Pour ceux qui cherchent l'eldorado, vous vous trompez de province. Le Québec n'est pas uniquement une carte postale avec une cabane au bord d'un lac. Il y a du bon et du mauvais ... comme partout. Certains y trouveront leur compte, d'autres pas. Même si je sais que je ne ferai pas ma vie icitte, je ne regrette pas d'avoir traversé la grande flaque malgré des moments difficiles. Québec m'a permis de me découvrir, d'apprendre pleins de choses, de vivre de nouvelles expériences, ... et également d'enrichir mon CV.
Alors pour ceux qui hésiteraient à franchir la grande flaque, une immigration se prépare et ne se fait pas sur un coup de tête et quoiqu'il arrive par la suite, l'aventure vaut le coup d'être tentée ...
Alors pour ceux qui hésiteraient à franchir la grande flaque, une immigration se prépare et ne se fait pas sur un coup de tête et quoiqu'il arrive par la suite, l'aventure vaut le coup d'être tentée ...
8 commentaires:
Un article plutôt pessimiste, un hiver qui s'annonce des plus durs depuis 15 ans, mais où je débarque ????
Je suis d'accord avec toi, il faut savoir où on met les pieds, l'eldorado n'existe pas, il faut vivre le Québec en connaisssant ses défauts et en appréciant ses qualités !
Il est assez bizarre cet article, il manque de chiffres et de fond.
On ne sait pas vraiment quel est le nombre de personnes qui repartent en France, mais est-ce que le problème vient du Québec ou de l'immigration en elle-même.
Y-a-t-il des chiffres concernant l'immigration française dans d'autres pays ??
Quel est le problème avec le couple cité en introduction de l'article, on en sait pas réellement qu'est-ce qui les a rebuté.
J'avoue que je trouve beaucoup plus de questions que de réponses dans cet article.
Vive la France et vive le Québec !
c'est toujours la même histoire, les médias ne traitent que les échecs et ne prennent pas le temps de faire la comparaison avec ceux qui se plaisent.
Anne, il ne faut pas s'inquiéter plus que cà.
Ces quelques lignes de doléance, ne nous découragent pas loin de là. Mon époux et moi même n'avons pas la prétention d'arriver en terrain conquis. Nous sommes conscient que nous serons des étrangers. Il suffit de vouloir pour pouvoir s'adapter ...
tout à fait catherine,avec de la volonté et de la persévérance il n'y aura pas de problème. si j'ai mis cet article, ce n'est pas pour polémiquer, mais juste pour montrer une autre vision que beaucoup négligent.
Suis d'accord avec ton analyse. En soulignant le fait que beaucoup de Français voulant émigrer ne se renseignent pas suffisamment ou n'écoutent pas les mises en garde... ils sont dans leur rêve !
Bonjour, je suis RODOLPHE CLARET, un des intervenants de l'article paru dans « la presse »http://www.cyberpresse.ca/article/20071210/CPACTUALITES/712100653/1019/CPACTUALITES ainsi que l'interviewé de Martineau sur LCN et sur RFI( allo la planéte).
J'ai lu pas mal de commentaires ( pas forcememnt sur ce forum) concernant le dit article.
On a critiqué notre decision de rentrer, dit que nous etions impatient, que l'on espérait trouver un « eldorado », bref que nous n'avions rien compris, et certains se sont meme permis de nous donner des conseils. Conseils venus soit de gens meme pas encore installé au Qc ou dans une situation totalement differente de la notre.
Non, nous n'attendions pas un eldorado, non nous ne sommes pas arrivés en terrain conquis, non nous ne nous attendions pas ce que l'on nous deroule le tapis rouge.
Nous avons fait profil bas, tenté de nous adapter, accépté des choses que nous n'avions plus l'habitude d'accepter etc...
Oui evidement nous sommes partis et avons TOUT quitter pour trouver mieux et nous etions très motivé pour cela. Hé bien oui, quand on quitte c'est forcement pour trouver mieux ( et pas seulemet « autre chose » comme le raconte de nombreux hypocrites) car sinon on ne part pas.
Nous sommes une famille de 4, moi 33 ans, mon épouse 32, mes filles 8 et 12 ans , revenu entre 50 et 60 000 euros annuels ( assez important de le preciser pour bien situer notre niveau de vie, materiel et social ), propriétaire dans le 06 d'une maison avec piscine, deux voitures et 2 motos.
Bref, nous etions « installé » ou « en place » comme on dit.
Donc aprés 2 visites du Qc ( 2 semaines a chaque fois) et de nombreuses heures passées sur un site d'immigration ( de propagande) nous voilà avec nos csq et visa, debarquant au Qc debut 2005.
Petit boulot mal payé et pas considéré ( attention : Bon Boulot = + 50 % de chances de réussir son immigration), remarques desagréables sur le fait que nous soyons de France, enfants rentrant en pleurs aprés l'école, desillusions sur la soi disant honneteté et civisme des Quebecois et j'en passe, ont usé nos nerfs et notre tolérance vis avis de cette province.
Petit a petit nous nous sentions de plus en plus etranger au Qc au lieu de nous sentir de plus en plus chez nous.
La cerise sur le gateau : La santé au Quebec.
Je ne rentrerai pas dans le detail mais mon épouse a été sauvée par un billet d'avion ( voyage en France d'urgence) et notre generaliste en France ( qui l'a envoyée chez un spécialiste).
J'ai dit que je ne rentrerai pas dans le detail mais il faut savoir qu'il y a un enorme probléme avec le systéme de santé au Qc et surtout ne pas le négliger car quand on a a y faire face il est souvent trop tard.
Certains immigrants et autres ex-immigrants nous avaient prevenu de certains points noirs mais, nous, dans notre bulle, n'y avons pas preter plus attention que ça comme c'est certainement le cas de nombreux lecteurs de ce sujet.
Nous frequentions quelques immigrants ( pas que des Français) installé depuis des années, qui, en grattant un peu le vernis de la soi- disant parfaite integration, avaient pas mal de grief vis a vis de leur immigration mais qui par soucis materialistes, enfants installé au Qc ou simplement pas le courage de rentrer dans leur pays d'origine et faire face a leur « echec », restaient au Qc.
Evidement pour un Burkinabé il y a moins de risque d'étre decu que pour un Français, un Suisse ou un anglais, les attentes et les references n'etant pas les mêmes.
Ce que je regrette le plus c'est l'attitude de la DGQ ( du moins leur discours en 2003-2004) qui incite les gens a venir au Qc en leur mentant carrément sur la situation réelle. En faisant cela ils ont gaché un nombre incalculable de vies, c'est a la limite du criminel. Bien sur certains vont penser : « Il fallait mieux se renseigner » mais comme je l'ai dit plus haut, on ne croit que ce que l'on veut bien croire et le negatif n'en fait pas partie, on pense que l'on fera mieux, parce que NOUS on sait.
Bien sur il y a des Français heureux au Qc mais les décus sont très nombreux aussi et souvent ils n'en parlent pas ou trouvent des excuses au retour afin de ( se ) cacher la vérité nue.
Voilà, c'était juste pour eclaircir certains points et repondre a certaines remarques.
Bonne Immigration
Rodolphe
PS: notre retour en France c'est bien passé pour nous mais encore plus pour nos enfants.
Bonjour, je suis RODOLPHE CLARET, un des intervenants de l'article paru dans « la presse »http://www.cyberpresse.ca/article/20071210/CPACTUALITES/712100653/1019/CPACTUALITES ainsi que l'interviewé de Martineau sur LCN et sur RFI( allo la planéte).
J'ai lu pas mal de commentaires ( pas forcememnt sur ce forum) concernant le dit article.
On a critiqué notre decision de rentrer, dit que nous etions impatient, que l'on espérait trouver un « eldorado », bref que nous n'avions rien compris, et certains se sont meme permis de nous donner des conseils. Conseils venus soit de gens meme pas encore installé au Qc ou dans une situation totalement differente de la notre.
Non, nous n'attendions pas un eldorado, non nous ne sommes pas arrivés en terrain conquis, non nous ne nous attendions pas ce que l'on nous deroule le tapis rouge.
Nous avons fait profil bas, tenté de nous adapter, accépté des choses que nous n'avions plus l'habitude d'accepter etc...
Oui evidement nous sommes partis et avons TOUT quitter pour trouver mieux et nous etions très motivé pour cela. Hé bien oui, quand on quitte c'est forcement pour trouver mieux ( et pas seulemet « autre chose » comme le raconte de nombreux hypocrites) car sinon on ne part pas.
Nous sommes une famille de 4, moi 33 ans, mon épouse 32, mes filles 8 et 12 ans , revenu entre 50 et 60 000 euros annuels ( assez important de le preciser pour bien situer notre niveau de vie, materiel et social ), propriétaire dans le 06 d'une maison avec piscine, deux voitures et 2 motos.
Bref, nous etions « installé » ou « en place » comme on dit.
Donc aprés 2 visites du Qc ( 2 semaines a chaque fois) et de nombreuses heures passées sur un site d'immigration ( de propagande) nous voilà avec nos csq et visa, debarquant au Qc debut 2005.
Petit boulot mal payé et pas considéré ( attention : Bon Boulot = + 50 % de chances de réussir son immigration), remarques desagréables sur le fait que nous soyons de France, enfants rentrant en pleurs aprés l'école, desillusions sur la soi disant honneteté et civisme des Quebecois et j'en passe, ont usé nos nerfs et notre tolérance vis avis de cette province.
Petit a petit nous nous sentions de plus en plus etranger au Qc au lieu de nous sentir de plus en plus chez nous.
La cerise sur le gateau : La santé au Quebec.
Je ne rentrerai pas dans le detail mais mon épouse a été sauvée par un billet d'avion ( voyage en France d'urgence) et notre generaliste en France ( qui l'a envoyée chez un spécialiste).
J'ai dit que je ne rentrerai pas dans le detail mais il faut savoir qu'il y a un enorme probléme avec le systéme de santé au Qc et surtout ne pas le négliger car quand on a a y faire face il est souvent trop tard.
Certains immigrants et autres ex-immigrants nous avaient prevenu de certains points noirs mais, nous, dans notre bulle, n'y avons pas preter plus attention que ça comme c'est certainement le cas de nombreux lecteurs de ce sujet.
Nous frequentions quelques immigrants ( pas que des Français) installé depuis des années, qui, en grattant un peu le vernis de la soi- disant parfaite integration, avaient pas mal de grief vis a vis de leur immigration mais qui par soucis materialistes, enfants installé au Qc ou simplement pas le courage de rentrer dans leur pays d'origine et faire face a leur « echec », restaient au Qc.
Evidement pour un Burkinabé il y a moins de risque d'étre decu que pour un Français, un Suisse ou un anglais, les attentes et les references n'etant pas les mêmes.
Ce que je regrette le plus c'est l'attitude de la DGQ ( du moins leur discours en 2003-2004) qui incite les gens a venir au Qc en leur mentant carrément sur la situation réelle. En faisant cela ils ont gaché un nombre incalculable de vies, c'est a la limite du criminel. Bien sur certains vont penser : « Il fallait mieux se renseigner » mais comme je l'ai dit plus haut, on ne croit que ce que l'on veut bien croire et le negatif n'en fait pas partie, on pense que l'on fera mieux, parce que NOUS on sait.
Bien sur il y a des Français heureux au Qc mais les décus sont très nombreux aussi et souvent ils n'en parlent pas ou trouvent des excuses au retour afin de ( se ) cacher la vérité nue.
Voilà, c'était juste pour eclaircir certains points et repondre a certaines remarques.
Bonne Immigration
Rodolphe
PS: notre retour en France c'est bien passé pour nous mais encore plus pour nos enfants.
Enregistrer un commentaire