supporters de toutes les équipes, amis de la démocratie
et fervents défenseurs de la justice
SAMEDI 6 DECEMBRE
à partir de 13h au bar "Le Massillia"
4543 Avenue du Parc
MONTREAL

Mardi 1er Octobre 2008.
1400 marseillais ont fait le déplacement pour ce qui devait être seulement un match de foot.
Vingt minutes avant le coup d'envoi, un stadier espagnol demande aux Ultras Marseille d'enlever leur banderole sur laquelle est apposée une tête de mort depuis plus de 2 heures déjà. Cette bâche a fait le tour d'Europe depuis 1984 dont notamment 4 fois en Espagne avant ce match et il n'y a jamais eu de problème.
C'est une première infraction au règlement concernant les règles de sécurité de l'UEFA. Sont seulement autorisés à intervenir dans la zone réservée aux supporters adverses, les stadiers du club visiteur et les forces de l'ordre, sur réquisition pour ces derniers. Les responsables des Ultras refusent donc d'obtempérer. Le stadier quitte la tribune.
Moins de cinq minutes plus tard, la Guardia Civil arrive sur site. Que se passe-t-il dans ce laps de temps ? Le commandant de la Guardia Civil intervient auprès des deux policiers français, appartenant au Groupe des Violences Urbaines de Marseille, présents sur place et maîtrisant parfaitement l'espagnol. Il leur demande de faire enlever une banderole qui déplaît à l'UEFA. L'instance réfute cette version. Les deux policiers descendent sur la pelouse pour visualiser la bâche. À ce moment-là, la Guardia civil entre en scène. Question: a-t-elle délibérément éloigné les policiers français pour déclencher les hostilités ? Selon plusieurs sources, les Ultras décident alors de cacher la tête de mort pour apaiser les esprits. Mais soudain, les coups pleuvent.
Le président olympien refuse de quitter les lieux tant que la Guardia Civil n'a pas évacué la tribune. Il obtient satisfaction après plusieurs minutes de discussions. À l'heure de l'égalisation, les supporters handicapés placés juste derrière le but de Leo Franco sont pris pour cibles par les supporters espagnols et reçoivent de multiples projectiles. Pour toute protection, on leur demande de changer d'endroit. Facile en fauteuil!!Dans un autre endroit du stade, les supporters espagnols essuient leur haine contre Thierry Trésor, journaliste français de couleur. Quand Mandanda, Taiwo ou Niang touchent le ballon, on entend des "Puta de negra...".
À la fin de la rencontre, des "Sieg heil" descendent des tribunes. À l'heure du départ, Santos Mirasierra, dont toutes les photos montrent son empressement pendant les heurts à négocier et à ramener le calme chez les policiers, est arrêté pour trouble à l'ordre public. Il aurait été prévenu avant même d'entrer au stade que si des événements se produisaient, il serait arrêté, son look étant facilement repérable et il avait la double nationalité franco-espagnole.
Les policiers ont tenu parole. Aurait-il été victime d'une vengeance gratuite ou d'un délit de sale gueule ? Sous le tunnel longeant le stade, des policiers entrent de force dans les bus et frappent sans réfléchir les premiers rangs. Curieusement, la scène se déroule après le départ du bus des joueurs et dirigeants olympiens. Colette Caltado (la soixantaine passée!!) est victime d'une fracture du poignée en se protégeant le visage. Un chauffeur de car est frappé par derrière à coups de matraque au moment où il se baisse pour fermer la porte du véhicule. Lâche!! Santos est insulté et sorti de force d'un bus. Dans l'ascenseur du commissariat, à l'abri des caméras, il recevra plusieurs coups nécessitant rapidement des soins. Mon petit frère qui avait fait le déplacement de Valence en voiture avec ses amis étudiants ont également eu des problèmes avec des supporters de l'Atlético après le match.
Le 20 novembre, l'Atlético fait appel des sanctions reçues suite aux évènements. Gagné!! Le club sera condamné à seulement 1 match à huis-clos (stade vide), 75 000€ d'amende et 2 matchs de suspension pour leur entraîneur qui avait insulté d'"hijo de puta" un joueur marseillais. Trop peu. Il est bon de rappeler que lors d'un précédent Atlético Madrid-Bolton que la Guardia Civil avait procédé de la même sorte en toute impunité et au grand désarroi des dirigeants anglais!!
Pendant ce temps là, Santos est toujours incarcéré. A la prison Soto del Real, il devra changer de bloc en raison de la présence d'un supporter de la Frente Atlético condamné à "seulement" 10 ans de prison pour le meurtre d'un supporter russe peu avant le début d'un match européen. La mobilisation pour son soutient prend de plus en plus d'ampleur. La rivalité entre club n'existe plus dans ce cas là. Des banderoles "LIBERTE pour SANTOS" apparaissent dans différents stades français et européens.

Le 3 décembre, le procès s'ouvre avec un réquisitoire de 8 ans de prison ferme pour "trouble à l'ordre publique" et "violence en réunion envers l'autorité ayant entraîné des blessures". L’audience a été ponctuée de plusieurs visionnages de photos et de vidéos captées lors des incidents survenus à Vicente Calderon, avant le coup d’envoi du match Atlético-OM. Mais aucun élément nouveau n'a été produit. Les deux policiers qui accusent Santos, pour un de lui avoir porté un coup, et pour l’autre de lui avoir lancé un siège, sont intervenus à la barre dans la matinée. Tous les deux avouant n’avoir pas identifié eux-mêmes Santos comme leur agresseur durant l’intervention policière, et expliquant n’avoir porté plainte qu’après avoir vu des images tv.
Interrogé par son avocat et le Procureur, Santos reconnaîtra d’ailleurs, comme il l’avait déjà fait au préalable, avoir bousculé un policier, afin de venir en aide à une supportrice tombée à terre et blessée. Ce qu’elle confirmera en début d’après-midi. En revanche, il a fermement démenti être l'auteur du jet de siège, ce que les images prouvent.
Le directeur de la Sécurité et de l’organisation de l’Olympique de Marseille a rappelé les circonstances des incidents et l’absence de dialogue qui a précédé l’intervention de la police. De plus, il a également pris la défense de Santos, qu’il « connaît depuis 10 ans, qui est de tous les matches et qui n’a jamais fait l’objet d’un rapport de police par le passé ».Plusieurs supporters ont également pu témoigner en sa faveur, même si seulement trois membres des Ultras purent finalement s’exprimer. Ce qui provoqua la colère de la défense.
De même que les traductions approximatives de l'interprète qui auront été préjudiciables tout au long du procès. Particulièrement lorsqu’il s’agissait de décrire avec précision les événements, et où se trouvait Santos durant les incidents. Un stadier, ainsi qu’un policier du Groupe des Violences Urbaines, ont de même, à leur tour, effectué un rappel des faits.
Malgré tout, le Procureur a pourtant maintenu les chefs d’accusation équivalents aux huit ans de prison maximum requis préalablement par le ministère public.
3 an 1/2 de prison ferme pour avoir voulu protéger une femme qui se faisait matraquer à sang par un policier!! De plus, le juge a reconnu qu'il n'y avait pas de preuve concrète montrant Santos jeter un siège. Scandaleux!!
On tolère des propos racistes et des policiers qui frappent librement sans aucune raison valable. On est retourné chez les franquistes ou quoi???!!!
Le mouvement pour sa libération prend de l'ampleur de jour en jour en France et en Europe. Il faut que de plus en plus de médias en parlent pour mettre pression sur le gouvernement espagnol qui a toujours eu du mal à reconnaître les erreurs de ses policiers.
Times SquareCENTRO PENITENCIARO MADRID VII
Modulo 4
Paraje del Chorillo
28595 Estremera (Madrid)
ESPAGNE
Croyez moi, je ne fais pas tout çà parce qu'il est marseillais mais il est intolérable de le laisser tomber face à cette injustice.
LES BLOGS SERVENT AUSSI A ÇÀ !!!!!!!!!!!
PEU IMPORTE SI VOUS ETES 5 OU 50!!!!
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire